Patrimoine

Patrimoine / Glad


Un patrimoine religieux préservé


La commune de Pluguffan est riche d’un patrimoine historique et religieux d’une qualité architecturale exceptionnelle.

L’église Saint-Cuffan (monument historique classé en 1916)

 

En son centre, l’église, édifice classé monument historique en 1916 est dédiée au patron de la paroisse Saint-Cuffan.

Reconstruite au XVème siècle, puis agrandie à deux reprises au XVIème et au XIXème, elle est dotée en 1587 d’un porche méridional surmonté d’une salle pour les délibérations de la fabrique éclairée pour les délibérations de la Renaissance. La flèche du clocher est terminée en 1558.

L’Eglise présente des éléments architecturaux d’époques et de styles différents :

  • les piles du chœur (XIIIème), dans le style de Languidou.
  • le clocher (1458), construit sur un arc diaphragme portant une flèche de style ogival.
  • le porche (1587), avec fenêtre Renaissance.
  • A l’intérieur, outre la voûte de la nef romane, de nombreux éléments décoratifs sont dignes d’intérêt. En particulier, côté chevet, deux statues en bois polychrome et doré du XVIIème siècle : une Vierge mère et Saint-Cuffan encadrent un vitrail du XVIème figurant une crucifixion. La statue de Saint-Corentin rappelle également l’attachement de Pluguffan à l’ancien évêché de Cornouaille.
  • On accède à l’église par un arc de triomphe (XVème) qui ouvre sur un enclos occupé – au sud – par un calvaire (XVIème) et – au nord – par sept pierres tombales.
  • Autres curiosités à découvrir tant à l’intérieur qu’à l’extérieur : de nombreux signes et inscriptions gravés dans la pierre.

La chapelle Notre Dame de Grâce

Erigée en 1685, agrandie en 1867 par l’architecte Joseph Bigot qui s’est attaché à y préserver la Divine Proportion, elle est la seule chapelle subsistant sur la commune.

Une fresque mise au jour en 1978 et plusieurs éléments décoratifs sont inscrits à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Par exemple, la statue de Notre Dame de Grâce (XVIIème), en bois polychrome, ou encore celles de Sainte Anne et Saint Joseph. Derrière l’autel, un beau vitrail évoque les épisodes de la vie de la Vierge. Il fut offert en 1875, par un couple d’agriculteurs de la paroisse.

Sur le placitre, une croix avec pietà au revers et en contrebas de la route, une fontaine votive.

Un pardon s’y déroule chaque année, le 1er week-end de septembre.

A noter !

Des expositions seront proposées pendant les journées européennes du Patrimoine.
Livret illustré : la chapelle Notre Dame de Grâce, Association des Amis de la chapelle, 2007.
* livret disponible au prix de 15 €


Un petit patrimoine entretenu


La commune a conservé environ une dizaine de croix et deux calvaires, datant du XVIème au XXème siècle. C’est au 16ème siècle que de nombreux carrefours et lieux de culte sont dotés de calvaire ou de croix en pierre.

Fontaines, lavoirs, fours à pain ajoutent également au cachet de la campagne pluguffanaise. Certains d’entre eux ont été remis en état, parfois lors de travaux effectués par les chantiers d’insertion pilotés par l’Ulamir e Bro Glazik.

 

C’est le cas de ce four à pain, dégagé de sa gangue de broussailles en 2006, qui servit à cuire le pain du hameau de Keraotred Vihan. Un plan de 1834 recensait 97 fours à usage collectif.

 

Grâce à un repérage précis de son agencement, le four a été reconstruit à l’identique en 2011, près du lavoir du bourg, au Nord d’un sentier piétonnier, au terme d’un long et minutieux travail. Après le temps de séchage nécessaire, il pourra produire ses premières fournées.


Les vestiges archéologiques


De nombreux vestiges archéologiques témoignent de l’occupation ancienne :

– Tumuli de Kervernar (âge du bronze)

– Tumulus de Kereured

– Dolmen de Menez Liaven

Le plus ancien est sans conteste le dolmen de Menez Liaven,  au cœur du bois des Korrigans (propriété privée). Cette chambre de sépulture date du Néolithique, autrement dit, de 5 000 à 4 500 ans avant notre ère.

Les tumuli de Kervernar, datés du bronze ancien, découverts en 1968, ont révélé des poteries et quelques outils de silex. Ils ont été reconstitués au musée préhistorique de Pors Carn, à Penmarc’h.

Le tumulus de Kereured qui abritait un vase et un poignard en bronze, a disparu, tout comme la tourbelle gauloise de Kerinig ar Vourc’h qui, ayant été violée, n’a rien livré.

Bien d’autres vestiges ont été découverts : haches à douille, poteries, meules et tuiles gallo-romaines, habitation de l’âge du fer, etc… La commune compte aussi de nombreux témoignages de l’époque romaine : poteries, monnaies, urnes funéraires et une voie romaine.


Un patrimoine privé conséquent


La commune de Pluguffan compte également parmi son patrimoine quelques manoirs, témoins de l’architecture rurale.

Maner Kerfeneg

Construit en 1880 par Joseph Bigot, ce manoir servait de cadre de promenade aux séminaristes du diocèse. Lors de la séparation des Eglises et de l’Etat en 1905, il fut mis sous séquestre et vendu aux enchères. Restauré en 2007, il est aujourd’hui le siège de l’entreprise Joncour.

Maner Keriner

Propriété des De Botmeur au XVIème, puis d’Audoyn de Keriner, le manoir devint ensuite la propriété de Stanislas Delécluse de Longraye, Maire de Pluguffan de 1869 à 1919.
Bien qu’un incendie ait détruit l’une de ses ailes, ce manoir conserve de beaux restes de son passé. Il fut mis en vente en 1926. L’habitation actuelle date du début du XIXème.
Le colombier féodal (donjon octogonal se dresse au milieu d’un parc boisé où émerge une tour octogonale (donjon du XVème) flanquée d’une tourelle ronde (escalier à vis classé).

Maner Keraskoed

Inscrit à l’inventaire des Monuments historiques en 1991, ce manoir est entièrement reconstruit au XVIIème siècle par la famille De Kerguélen. Sous le Premier Empire, il était la demeure d’Enjobert de Martillat, maire de la commune. En 1915, le domaine est démembré et tombe dans les mains de divers propriétaires, avant d’être racheté en 1949 par Artus Guillemot qui reboise les parcelles attenantes et crée un jardin à la Française.

Il faudrait aussi citer Maner Treger, La Boissière (Maner ar Vujid Vras) dont il ne reste qu’une tourelle du XVIème siècle et une belle façade Kerniou. Le Maner Kervouijen, construit en 1863 par Urvoy de Portzamparc et récemment rénové, après avoir été la résidence d’un maire puis un centre d’observation et de pré-formation pour adolescents.


Des empreintes ancestrales


Le passé se lit aussi, plus modestement, dans ces détails que nos prédécesseurs inscrivirent dans la pierre de leur demeure : dates, noms, signes…

  • Façade de Kerdangi
  • Chaumière du GozhKêr
  • Maison de Pen ar Creac’h
  • Cheminée de Kervernar
  • Evier mural

Ou encore, dans la conservation d’outils, de machines agricoles…, témoignages ultimes d’une vie rurale. Souvent conservés dans un but ornemental, ils sont des repères, des racines sans lesquels se briserait la chaîne des générations.

  • Cuisine pour la pâtée au cochons
  • Manège à chevaux
  • Loge du moulin de Roudouig


bibliographie

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